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30/01/2018

Ils sortent les griffes contre la présence des animaux dans les cirques. Ces citoyens engagés étaient postés aux abords de Medrano, ce dimanche, à Noron.

Dissipées les tensions qui avaient émaillé leur dernière action devant le Wonderful Christmas circus, le 9 décembre (*), les membres du Collectif niortais pour les animaux remettaient le couvert dominical, hier, aux abords du cirque Medrano. D’ailleurs, pour éviter tout nouveau dérapage, les policiers de Niort avaient fait de la prévention, dès hier matin, engageant les personnes du cirque à ne pas aller au contact des manifestants. Pas d’incident cette fois.
“ Contre-nature ”Installé à Noron pour huit représentations depuis vendredi, avant de rejoindre Saint-Jean-d’Angély ce lundi, le cirque, une cinquantaine d’animaux, avait droit à sa haie d’honneur pour ses deux séances de l’après-midi.
A bonne distance, masques d’animaux au vent sous le frais crachin, pancartes vilipendant l’exploitation animale en étendard, ils étaient ainsi trente à interpeller silencieusement les automobilistes par leur présence.
Une culpabilisation de plus pour les familles venues tranquillement passer un moment de détente ? « Non ! Nous sommes là pour les informer, les faire réfléchir sur le bien-être animal. Juste pour qu’ils se posent la question sur cette captivité contre nature dont ils sont complices, finalement, en venant », répond Monique Johnson, élue Europe écologie - Les Verts, qui s’est jointe au mouvement.
Bébé dromadaire ne sera pas niortais…Bastien Dufour, jeune porte-parole du collectif, Rochelais aujourd’hui mais qui a habité pendant deux ans à Niort où il a fait partie de l’association pour la protection animale L214, est affirmatif : « On sait très bien que ces conditions de captivité, de transport, de bruit, de dressage, vont à l’encontre du bien-être de l’animal. »
« Non, rétorque Celia Berthier-Caroli, huitième génération de la lignée familiale de dresseurs, à la présentation des numéros d’animaux sur cette tournée de Medrano. Pourquoi on maltraiterait nos enfants, nos bébés ? Un félin nous attaquerait et que pèserais-je devant un éléphant ? Si on ne veillait pas à son bien-être, vous croyez qu’un animal travaillerait correctement ? Je dis à ces gens de venir voir. Je voudrais que ça se passe comme en Autriche où il y a un contrôle vétérinaire dès l’arrivée du cirque, ce qui dissiperait les inquiétudes du public face aux dérives inqualifiables qu’il y a pu y avoir. Si les animaux ne se sentaient pas bien, vous croyez qu’ils donneraient des naissances, comme ce petit dromadaire qui doit naître tout prochainement chez nous ? ».
Le dromadaire ne sera pas niortais. Peut-être angérien ce lundi… Sa future maman est repartie tranquillement, hier soir, sans heurts après cette manifestation pacifique. Le collectif citoyen niortais envisage, lui, de systématiser ses actions à chaque venue de cirque à Noron. Il compte interpeller très vite les parlementaires par courrier, espère qu’à Niort, le conseil municipal votera une motion. Dans l’espoir d’une loi, sachant qu’un maire n’a pas, en France, autorité pour s’opposer à la présence d’animaux dans les cirques.
(*) Trois membres du collectif affirmant avoir été agressés par un représentant du cirque avaient déposé plainte, plaintes qui furent classés sans suite

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20:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | | Digg! Digg

Les Pays-Bas ont mis en place une police des animaux

Geert Wilders, le leader du PVV, rencontre un petit chien à La Haye, lors de sa campagne pour les élections municipales, le 12 mars 2014 | Koen van Weel / ANP / AFP

Geert Wilders, le leader du PVV, rencontre un petit chien à La Haye, lors de sa campagne pour les élections municipales, le 12 mars 2014 | Koen van Weel / ANP / AFP

Chaque année, la police de La Haye reçoit près de trois millions d'appels. Parmi ceux-ci, environ 3.000 concernent des animaux: depuis 2011, un numéro d'urgence supplémentaire, le 144, a été mis en place pour y répondre spécifiquement et des policiers ont reçu une nouvelle formation.

Animaux en détresse cherchent policiers formés

La police des animaux compte ainsi 250 agents à temps plein, dont le travail est «un mélange de protection des animaux et de services sociaux humains, pour trouver des solutions pratiques –comme des visites mensuelles à un chien perturbé et son propriétaire pour s'assurer que tout va bien– et des procédures judiciaires comme des amendes», explique le New York Times.

Le mois dernier, quelques heures avant une tempête de neige, un Jack Russell Terrier était coincé sur un balcon au troisième étage. Les voisins, alertés par ses aboiements et sachant que son maître ne reviendrait pas du travail avant la fin de la journée –le balcon serait alors enseveli sous la neige– ont appellé la police: une demi-heure plus tard, un camion de pompiers muni d'une grue arrivait pour récupérer le chien et le placer dans une ambulance animalière. Une opération à 500€, pour laquelle le propriétaire pourrait en reverser 150 si un cas de négligence animale était avéré.

Les opérations de ce type se poursuivent au rythme des appels ou des patrouilles, pour des situations plus ou moins graves: du phoqué échoué aux cochons d'Inde séquestrés. En réalité, seulement 20% concerneraient des actes malveillants:

«Évidemment, la première chose à laquelle nous faisons attention, ce sont les animaux. Mais souvent, lorsque vous regardez plus loin, vous voyez que les choses ne vont pas si bien pour le propriétaire des animaux», raconte le sergent Erik Smit, fort de trente-neuf années de service dans les forces de police.

Un enjeu de société

La création de cette section remonte aux élections législatives de 2010: en échange de son soutien décisif aux libéraux-démocrates (VVD), le Parti pour la liberté (PVV), fondé par le populiste Geert Wilders, avait notamment demandé la formation de 800 policiers pour la protection animale. Avec l'affaiblissement de ce soutien en 2012, le gouvernement avait envisagé de supprimer le service, mais la police nationale a insisté pour en garder au moins une version réduite.

Une série de lois sur la protection des animaux a été appliquée dans la foulée, «dans l'intérêt de la santé et du bien-être des animaux et de la santé publique».

Marianne Thieme, à la tête du Parti pour les animaux, qui dispose de cinq représentants sur les 150 de la Chambre, et de deux sénateurs sur soixante-quinze, déclarait ainsi:

«Les animaux —et notre société entière— ont besoin de la police animalière. Il y a un lien direct entre la violence contre les animaux et la violence contre les hommes.»

La plupart du temps, les peines infligées aux propriétaires reconnus coupables de maltraitance animale sont des heures de service communautaire, et éventuellement une interdiction d'acquérir un animal de compagnie pour une durée déterminée. Les peines les plus lourdes peuvent cependant atteindre jusqu'à trois ans de prison ou 20.000€ d'amende.

D'autres organisations appellent à un effort plus vaste pour la protection animale, qui s'appliquerait également aux animaux élevés à des fins commerciales, pour l'heure simplement surveillés par la Food and Consumer Product Safety Authority.

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